VERBATIM BURNOUT

Peur de l’avenirje remarque que beaucoup sont en arrêt BO depuis “assez longtemps” et j’avoue que ca me fait peur… j’angoisse déjà à l’idée de reprendre le travail J’aimerais retourner dans mon ancien service (comme infirmière) où il manque justement de personnel, mais j’ai peur de postuler et que finalement on me mette dans un autre service…
Incompréhensionje ne comprends pas… J’aime mon travail pourtant… mais je me sens complètement incapable physiquement, émotionnellement et mentalement de reprendre .il ne faut pas lutter, votre corps réclame du repos, encore du repos, toujours du repos
vous avez totalement épuisé vos batteries, il faut les recharger, cela peut prendre du temps, pas grave, donnez vous ce temps, vous le méritez, vous avez tant donné…
Je me demande même si ma longue convalescence n’est pas due aussi à ce blocage de reprendre “une vie normale ” mais qui n’est plus en accord avec mes valeurs. 
Gerer le quotidien maman de 2 enfant je fais le minimum,… je suis un robot et le soir j’ai mal à mon coeur de maman en me disant que je n’ai pas fait assez pour eux, que je n’aurai pas du crier pour des petites bêtises qui à cause de mon mal être et épuisement me bouffe de l’intérieur.  En ce qui concerne ma vie de tous les jours, le moindre bruit raisonne dans la tête violemment à me faire perdre toute patience Maintenant, pour moi le plus important pour mes enfants c’est d’être là pour leur faire un câlin et leur raconter une histoire le soir. Je ne veux plus crier. Alors tant pis le ménage, la vaisselle, la lessive !Je me rends compte que je n’accepte plus aucune contrainte de la vie quotidienne. 
Je suis dans ma bulle depuis mon arrêt et je me demande comment reprendre une vie normale boulot, métro, dodo
Souci de perfectionJe voulais toujours que tout soit parfait. J’en faisais beaucoup trop. J’ai du apprendre à lever le pied… tant au boulot que pour ma famille. J’ai posé mes priorités. Tout ce que je souhaite c’est ne plus me lever le matin avec ce noeud à l’estomac et cette angoisse de ne pas être à la hauteur. 
Culpabilitéje m’éloigne des relations toxiques et de certaines de mes amies et collègues qui ne se gênent pas pour me culpabiliser. 
Ne pas en voir la finHier soir j ai craqué , ça fait maintenant 1 an que je suis en arrêt maladie et j’ai l’impression de retomber dans le même état qu’au début. Gros petage de plomb hier. je pensais en novembre dernier que me reposer un jour suffirait.
Comment me soigner ?Dès que je fais quelque chose qui n’est pas en accord avec moi même mon corps me le fait payer.Mon psy m’a dit un mot qui m’apaise : vous êtes en récupération. Récupérer de tout ce qui nous a bouffé, perturbé, malmené, épuisé. Récupérer, calmement. Et s’autoriser à le faire sereinement
Peur anxiétéJe redoute le rendez-vous médical Récupérer, calmement. Et s’autoriser à le faire sereinement
Besoin de NatureÇa m’a fait du bien de m’échapper, admirer la beauté d’un lieu, du paysage, de lâcher prise et découvrir le monde en pleine conscience….
C’est long j’ai plus de force là… je suis terrifiée tout a coup et j’ai le tournis… à me demander si j’ai pris la bonne décision finalement… 
Là, j’ai un doute sur tout et sur moi. Pourtant j’ai bien avancé avec mes limites et en me respectant… 
J’imagine qu’on en sort pas tout à fait directement indemne ; et qu’une sonnette d’alarme se met à retentir lorsqu’on abuse de nos ressources.Je suis prête pour mon nouveau chapitre ! 
Parce que je reviens de loin et je sais que c’est pénible..douloureux..affreux ..long..épuisant..
Alors courage ! ! !
La guérison n’est pas un processus linéairegros stress ce matin . J’ai rendez vous chez mon médecin traitant et j’ai bcp d’appréhension car la dernière fois elle m’a parlé de mi tps medical.  Comment savoir si on est prête ?
COVIDLe contexte covid me donne la possibilité de prendre le temps, il y a une retenue dans les activités. C donne de l’espace Je ne suis plus une Alien en décalage